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La nomination de Jay Bhattacharya fragilise la crédibilité des institutions sanitaires américaines

La nomination de Jay Bhattacharya fragilise la crédibilité des institutions sanitaires américaines

Les critiques s'intensifient face à la remise en cause de l'expertise scientifique et à la mobilisation citoyenne pour défendre la santé publique.

La journée sur Bluesky a été marquée par une vive inquiétude autour de la gestion des institutions de santé publique américaines, sur fond de remise en cause de l'expertise scientifique et d'engagement citoyen. Les débats révèlent une communauté mobilisée, oscillant entre indignation et appel à l'action, face à l'érosion des repères scientifiques et des politiques de santé.

Crise de confiance et déstabilisation des institutions scientifiques

L'annonce de la nomination de Jay Bhattacharya à la tête des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), tout en conservant son poste de directeur des Instituts nationaux de santé, a provoqué une onde de choc. Plusieurs voix, dont celle du Dr. Lucky Tran, dénoncent la trajectoire de Bhattacharya, accusé d'avoir sapé les mesures de prévention des maladies infectieuses et diffusé des contre-vérités en matière de santé. L'ironie mordante du collectif Alt CDC souligne le sentiment d'absurdité et d'impuissance qui règne, alors que la rotation rapide des directeurs du CDC fragilise l'institution.

"Quelqu'un qui n'est pas médecin certifié dirige le NIH et le CDC. C'est irresponsable — la crédibilité du NIH s'effondre, et nous scellons le sort de la direction de la santé publique. L'expertise compte. La science compte. Des vies en dépendent."- @krutikakuppalli.bsky.social (90 points)

Au cœur de ces critiques, on retrouve également l'écho du message de Thomas Zimmer, qui alerte sur une attaque frontale contre la science moderne, menée par des responsables politiques guidés par la rancœur et la théorie du complot. L'inquiétude s'étend au risque de déstabilisation durable, comme le rapporte Usha Lee McFarling, dont la couverture primée met en lumière l'impact des coupes budgétaires et la rupture du partenariat historique entre universités et État, avec des conséquences directes sur la recherche et sur l'exode des chercheurs.

"La science n'est aussi forte que la société qui la pratique."- @loisparshley.bsky.social (90 points)

Mobilisation citoyenne et appel à défendre la santé publique

Face à la politisation des institutions, la communauté scientifique s'organise pour contrer la désinformation et défendre la santé publique. Le mouvement Stand Up for Science appelle à la destitution de Robert F. Kennedy Jr., accusé d'avoir mis en danger la santé publique en tant que secrétaire à la Santé et aux Services sociaux. La campagne est relayée par une invitation à participer à une journée nationale d'action le 7 mars, mobilisant les citoyens pour restaurer la confiance et l'intégrité dans la gestion scientifique.

"Les statistiques ne mentent pas, RFK Jr. ne peut pas être digne de confiance et ne devrait pas diriger le HHS."- @standupforscience.bsky.social (107 points)

Cette mobilisation se reflète également dans des initiatives locales, comme l'intervention répétée de Ben MacLeod auprès du conseil municipal de Halifax, démontrant la détermination des citoyens à défendre la transparence et la responsabilité. Les échanges sur l'utilité des guides de ressources scientifiques illustrent le besoin d'une orientation fiable dans un univers numérique saturé de contenus.

Enfin, la discussion autour des vaccins, portée par Lois Parshley, rappelle que les avancées scientifiques sont précieuses mais vulnérables, dépendant de l'engagement collectif et du maintien d'une société ouverte à la rigueur et à la prévention.

Transformer les conversations en actualités, c'est révéler l'air du temps. - Sara Meddeb

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